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L’art rupestre d’Afrique. Actualité de la recherche (2016)
© E. Magnifique (ArScAn-UMR 7041) Les études en art rupestre connaissent un regain d’intérêt avec l’accessibilité à des outils tels que les logiciels de traitement d’image et la multiplication des banques d’images en ligne. Le développement de ces outils relance les recherches de manière particulièrement opportune dans un contexte où les terrains africains deviennent, pour certains d’entre eux, de plus en plus difficiles d’accès. Le volume L’Art rupestre d’Afrique : Actualité de la recherche ... -
L’évolution des recherches archéologiques en Libye à travers l’étude des sites néolithiques
Le Néolithique de la Libye a été étudié dans les trois principales régions du pays : la Cyrénaïque, la Tripolitaine et le Fezzan. Les missions archéologiques –européennes– mises en place dans le pays depuis une cinquantaine d’années, ont permis d’accumuler une somme importante d’informations qui aident à mieux comprendre cette période. La grotte d’Haua Fteah a servi à déterminer le Néolithique en Cyrénaïque. Il s’y caractérise, au niveau du matériel archéologique, par un important outillage ... -
L’histoire d’Eharir (Tassili n Azjer, Sahara) dans la perception locale de l’art rupestre
Cette étude fait état de recherches ethnoarchéologiques menées par l’auteur dans le village d’Eharir (Tassili n Azjer) et sur les sites d’art rupestre de ses environs (fig. 1), en février et mars 2011. Le fait que la population de cette région considère cet art rupestre (fig. 2) comme étant l’œuvre de ses ancêtres est à l’origine de cette enquête où données archéologiques et méthodes ethnographiques ont été utilisées. La collecte des données archéologiques a été rendue difficile par la topog... -
L’institution muséale et les questions actuelles de conservation et mise en valeur du patrimoine culturel
Placée dans le cadre de référence « patrimoine et développement », ces recherches sont focalisées sur les défis de la mondialisation et du développement durable auxquels les institutions muséales – en particulier les musées angolais – font face. Ainsi interpellées, elles améliorent leur système de gestion en intégrant des approches nouvelles, telles la démarche qualité totale (en vue de participer à l’élévation du niveau de vie des populations à travers l’éducation), la délectation et la prod... -
L’ivoire et la pierre : relations directes entre les productions sculptées dans ces matériaux sur la côte de Sierra Leone aux XVe-XVIe siècles
Depuis la découverte de sculptures anciennes en pierre en Sierra Leone, et l’attribution d’œuvres en ivoire au sein des collections européennes aux Sapi, peuples anciens de Sierra Leone, la question de leurs relations est posée. Où étaient les ateliers des tailleurs sur ivoire et les ateliers des tailleurs sur pierre ; étaient-ils les mêmes ? Quelques exemples ont un contenu identique. Les motifs suggèrent que les sculptures en ivoire destinées aux Portugais traduisaient ceux de la culture et la philosophie sapi, et, peut-être même copiaient directement la tradition locale sur pierre. Quelques autres exemples suggèrent l’adoption dans la sculpture en pierre de motifs portugais présents sur des objets en ivoire. Des similitudes stylistiques peuvent se manifester dans les caractéristiques schématiques des physionomies et des gestes et de la posture. Les artistes chargés de sculpter l’ivoire pour les Portugais auraient été des artistes déjà hautement reconnus dans leur propre communauté et sculptant pour leur propre société. -
L’odyssée africaine d’un cordophone rudimentaire, le « luth à pique intérieure »
Le « luth à pique intérieure », selon la typologie communément admise, se définit par le montage de son manche. Au lieu de traverser la caisse de part en part, celui-ci s’arrête au niveau d’un orifice percé dans la peau tendue sur la caisse. Les cordes passent par cet orifice et sont fixées à l’autre extrémité du manche au moyen de lanières. Des données et des hypothèses sont présentées sur l’origine probablement très ancienne de ce luth. Selon la forme du chevalet, en éventail ou cylindrique, il se répartit en deux catégories dont la distribution géographique actuelle en Afrique est différente. L’examen de ces deux catégories ouvre le champ à de nouvelles hypothèses sur la diffusion de ces instruments, par comparaison avec la harpe et la lyre. -
La céramique archéologique en Angola : état de la question
La finalité principale de ce mémoire était de réaliser un vaste recensement de la bibliographie consacrée à la céramique archéologique en Afrique centrale. Cette première approche a permis de faire un certain nombre de constats concernant les méthodes de recherche de terrain et l’analyse des objets en laboratoire dans les régions d’étude. Dans la première partie du mémoire, consacrée à l’étude de l’Angola, deux « périodes » de recherche distinctes s’observent. La première va jusqu’en 1976 et ... -
La céramique de l’aire mégalithique senégambienne à travers le cas de la nécropole de Wanar (Sénégal)
Inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2006, la nécropole mégalithique de Wanar est l’objet d’un programme de coopération scientifique avec le Sénégal depuis 2005. Les recherches en cours permettent d’actualiser les connaissances sur le mégalithisme sénégambien , mais également de reconsidérer la notion même de temporalité liée à ces architectures et aux pratiques funéraires qui leur sont associées (Laporte et al. 2012). À l’issue de nos propres travaux de terrain un corpus de plusieur... -
La céramique de l’atelier RULLIUS : note sur un fond de gobelet de Tipasa (Algérie)
Introduction Nous avons, lors de notre étude des céramiques à vernis noir du musée de Tipasa, isolé avec un grand intérêt, un fond de gobelet enduit lui aussi, d’un revêtement noir. Notre geste se justifie par la seule présence d’une marque de potier imprimée sous la base du gobelet, celle de l’atelier RULLIUS, que nous ne trouvons pas sur les autres productions à vernis noir. Ce fragment présente en effet, de prime abord, des caractéristiques techniques similaires à celles des productions ... -
La conservation préventive comme démarche qualité pour les musées angolais
L’objet de ce travail de recherche était d’amorcer une réflexion sur la question de savoir comment encourager les musées à s’engager dans une démarche qualité en mettant en œuvre de véritables stratégies de conservation préventive pour assurer la gestion durable de leurs collections et leur exploitation rationnelle. Cette étude a été structurée sur les liens existants entre la conservation préventive et la démarche qualité, les particularités de la démarche qualité dans le domaine patrimonial... -
La problématique des « tumulus pierriers » au Mali
Au début du xxe siècle furent découvertes, dans plusieurs régions du sud et du centre du Mali, des structures composées d’un cercle de pierres latéritiques entourant un tertre surmontant une chambre souterraine creusée dans la latérite. Elles furent considérées successivement comme des « habitats troglodytes », des mines d’extraction du minerai de fer, des silos à grains, avant d’être attribuées par les archéologues, en 1961, à des hypogées servant de lieux de sépultures multiples. Depuis cette date, ces structures sont entrées dans le vocabulaire archéologique en Afrique de l’Ouest sous le nom générique de « tumulus pierriers ». Dès lors, toute structure ayant la même apparence extérieure a été considérée comme un tumulus. Cependant les recherches menées depuis 1979, tant par des archéologues que par des historiens, des sociolinguistes ou des spécialistes de la tradition orale, semblent indiquer qu’il s’agirait, en fait, de monuments très divers : habitats pour brigands, tumulus, hypogées recouverts d’un amas de terre ou de pierres, monuments rituels ou autres. La faible quantité de datations ne permet pas encore aujourd’hui de situer chaque type de structure dans un cadre chronologique. En attendant de collecter de nouvelles données, il convient donc de parler simplement de « cercles pierriers » puisqu’il est encore impossible de déterminer leur nature avant la fouille. Les futures recherches devront avoir comme impératif premier d’identifier des indices fonctionnels distinctifs en surface lors de prospections. -
Late prehistoric sites from the Sabaloka province north of Khartoum on the Eastern bank of the Nile, Sudan
Les recherches archéologiques conduites au Soudan suggèrent que les communautés de la préhistoire récente se sont développées au travers de transitions majeures et d’une diversité régionale notable. Dans les régions centrale et septentrionale, un nombre important de sites d’habitat des périodes mésolithique et néolithique ont été identifiés. Les données inédites émergeant de projets en cours comme le Sabaloka Dam archaeological project (SDASP) and the El Salha project complètent progressivement la carte archéologique complexe du Soudan pour les périodes de la préhistoire récente apportant de nouvelles informations sur les modalités des transitions et l’emplacement des sites. De nombreux sujets ont déjà été explorés mais certaines problématiques restent vierges et de vastes régions encore inexplorées. Cet article rend compte des récents travaux de prospection et fouille menés dans la région de Sabaloka, au nord de Khartoum, depuis 2013-2015. Il est également l’occasion de proposer une discussion autour des particularismes régionaux dans la préhistoire récente du Soudan central, à partir d’études comparatives de mobilier. -
Le « Tombeau à Colonnes » de Koumbi Saleh (Hodh oriental, Mauritanie)
Connu et partiellement fouillé depuis le début du XXe siècle, le « Tombeau à colonnes » de Koumbi Saleh n’avait jamais fait l’objet d’observations et relevés précis. Après avoir résumé l’historique des fouilles du tombeau lui-même, cet article propose, pour la première fois, un plan et une description très précis des murs et des traces au sol –tombes, bâtiments, emplacements des fouilles anciennes et de leurs tas de déblais. Un petit sondage pratiqué pendant cette campagne de 1972 a permis d’entrevoir une histoire complexe, et longue, de ce monument et de ses enclos. À l’intérieur de l’un d’entre eux, sous une tombe « classique », a été mis au jour un petit monument funéraire érigé sur un sol dallé, au toit à double pente, contenant un corps desséché. Trois périodes sont ainsi mises en évidence dans ce simple sondage : érection d’un mausolée, ennoiement de ce dernier, inhumations tardives dans ce sol de remblai. La description des nécropoles vastes et nombreuses qui sont associées au site du « Tombeau à colonnes » et à celui de la ville de Koumbi Saleh conclut l’article. -
Le masque katotoshi des Bena-Mitumba (province du Lualaba, République Démocratique du Congo)
Un masque à bâtonnets méconnu des collections du Musée Royal d’Afrique Centrale (MRAC de Tervuren) pose des problèmes de localisation ethnico-géographique. Sa fonction précise et ses attributs iconographiques spécifiques (les bâtonnets) font l’objet de cette étude. Ce masque nommé katotoshi se rattache aux cérémonies du mukanda des Luba Bena-Mitumba. Ce fait amène à rechercher l’existence de masques similaires par le nom, la fonction ou par les attributs chez d’autres peuples du mukanda, voisins des Bena Mitumba. La prise en compte de diverses sources permet d’affirmer que des masques semblables au katotoshi bena-mitumba existent avec certaines variantes chez les Luba-Samba, les Lwena, les Lunda, les Mbunda, les Luchazi ou bien encore chez les Tshokwe. Enfin, sur la base des éléments réunis, l’historique et la diffusion de ces masques à bâtonnets sont abordés. L’origine de ce masque katotoshi serait à rechercher chez certains groupes lunda qui amalgamèrent des éléments propres aux cérémonies de circoncision avec un fond de croyance populaire concernant notamment les rites funéraires. -
Le mégalithisme au Grassland (Cameroun occidental)
Le mégalithisme, phénomène aux traces visibles dans le monde entier, présente dans ses monuments et ses pratiques, d’une part, des similitudes troublantes, de l’autre, des différences fortes d’une région à l’autre, d’une culture à l’autre. S’il est apparu dès la Préhistoire, il a disparu dans beaucoup de régions du monde, rendant ainsi difficile, alors, l’interprétation des vestiges. Il reste toutefois en vigueur au Cameroun et ses fonctions peuvent y être décrites et analysées. Dans cette perspective, cet article présente les premiers résultats de travaux menés au Grassland (Cameroun) dans le cadre d’un projet de recherche sur le mégalithisme, en partenariat entre l’IRD et l’ Université de Yaoundé 1. Les résultats montrent que le mégalithisme de vastes secteurs du Grassland, du Cameroun, bien que mal connu, est encore vivant, que les pierres dressées sont partie prenante d’une intense vie sociale, spirituelle, religieuse et politique dans les royaumes, depuis des siècles. L’article met en lumière le contexte de réalisation et d’utilisation, les techniques de construction, les formes, l’histoire, les significations et les fonctions des mégalithes, montrant l’importance première des enquêtes de terrain dans une approche nouvelle du mégalithisme. -
Le monumentalisme funéraire récent d’Éthiopie et la question des démocraties primitives
Cet article est la continuation des réflexions présentées dans le cadre de la rencontre du « groupe de Strasbourg » en 2015 à propos du mégalithisme éthiopien et voudrait approfondir la question des relations entre la notion de démocratie primitive et le concept de classe aristocratique développé par A. Jensen (1936). La compréhension de ces questions nécessite que l’on explicite un certain nombre de concepts anthropologiques théoriques relevant du politique, notamment celui de démocratie primitive proposé par Alain Testart. Le monumentalisme funéraire konso ne peut se comprendre que dans le cadre d’une certaine hiérarchisation de la société qui repose sur des prérogatives guerrières ou religieuses, dominantes selon les circonstances historiques. On distingue les pierres dressées sur les places des villages des tombes avec statues de bois, les waaka, qui concernent soit des guerriers renommés faisant figure de héros, soit des poqolla, actuellement chefs religieux écartés du métier des armes. La monographie d’A. Jensen (1936) pose néanmoins un problème d’interprétation difficile car elle présente les poqolla comme formant une aristocratie tirant sa légitimité de ses prouesses guerrières et de ses fonctions religieuses, ce qui paraît en contradiction avec la situation actuelle et le concept de démocratie primitive. Deux populations de langue omotique, les Gamo et les Jem, permettent d’élargir le débat. Sur une base cladistique est proposée une structure dynamique des sociétés considérées reposant sur dix pas de transformation. Cette structure débouche au plan historique sur une corrélation possible entre la hiérarchisation observée par A. Jensen chez les Konso et le développement de l’esclavage de traite. Cette proposition théorique est compatible avec l’anthropologie sociale des populations locales et africaines et du contexte historique récent. -
Le site acheuléen de Kef Sefiane
L’Algérie nord-orientale est connue pour avoir livré des traces importantes d’un peuplement paléolithique ancien et inférieur. Les sites d’In-Hanech près de la ville de Sétif (Arambourg 1949 ; Sahnouni 1985) et du plateau de Mansourah à Constantine (Camps 1964, 1974) constituent en effet autant de preuves et de jalons de cette occupation humaine. La région de N’gaous, près de Batna, a offert une autre opportunité d’installation aux groupes préhistoriques comme en témoigne la présence de plusieurs sites, notamment du Paléolithique inférieur, scellés dans des dépôts de sources. L’un d’entre eux, Kef Sefiane, aux assemblages lithiques sans caractères originaux, induit cependant par son contexte sédimentaire et son agencement dans l’espace de nouvelles perspectives sur le plan paléo-environnemental et surtout sur celui du rapport de l’homme à son milieu. Ainsi, les fouilles menées sur ce site acheuléen ont permis le dégagement d’un appareillage à galets, dont les spécificités de morphologie et d’agencement permettent d’envisager son aménagement par l’homme. -
Le site mégalithique de Wanar (Sénégal)
Cet article présente les résultats des premières fouilles du site mégalithique de Wanar, inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité, qui font partie d’un nouveau programme de coopération scientifique entre la France et le Sénégal (2008-2011). De nouvelles interprétations, concernant entre autres les secteurs en ruine du complexe architectural, sont proposées. -
Les abris sépulcraux de la presqu’île de Narinda (Province de Mahajanga, Madagascar)
L’article présente les premiers résultats d’une étude archéologique de surface menée dans cinq abris funéraires du karst (tsingy) de la région de Narinda, sur la côte Nord-Ouest de Madagascar. Elle a été réalisée dans le cadre d’une coopération paléontologique et archéologique franco-malgache dans la Province de Mahajanga. Les défunts, hommes, femmes et enfants, ont été placés dans des cercueils de bois dont le couvercle peut prendre la forme d’une coque de pirogue et être orné de sculptures géométriques. Leurs cadavres ont été déposés définitivement en suivant des règles, dépendant du sexe et des points cardinaux, strictement respectées. S’appuyant sur des comparaisons archéologiques et ethnographiques, les auteurs proposent, en première instance, un rapprochement avec les traditions funéraires du groupe Sakalava qui s’est installé dans cette région au xviiie siècle. -
Les arts du pouvoir dans l’Empire Lunda (Angola, République Démocratique du Congo, Zambie)
Nous avons tout d’abord choisi de mettre en lumière la dimension historique inhérente à ce sujet par la présentation, de manière contextualisée, de sources directes concernant le pays lunda. L’analyse de la vision occidentale de cet empire, depuis sa fondation jusqu’à sa chute à la fin du XIXe siècle, a mis en évidence les causes économiques de l’attrait européen pour cette région : le projet de réunion des colonies portugaises d’Angola et du Mozambique et la création d’une liaison transconti... -
Les boîtes servant à la divination par les souris
These objects from Ivory Coast are common to many cultures. They are made around the lake Kossou by Baule, Guro and Yaure people. Despite some physical differences, the boxes have the same characteristics: dual-stage communication through a hole, two lids, light and modest dimensions. These elements are matched by a live mouse as a medium, and used for travelling consultations. The divinatory sessions are ritualized. Nowadays this kind of divination is profane; however, it derives from the cult of Gbekre, a judge deity who was the banner of the fight against colonialisation. Decorated boxes are only made by the Baule people. This variety of decors reflects a liberal art market, while the Guro and Yaure sculptors are foremost blacksmiths. -
Les bovins de la fosse médiévale de Tiya (Éthiopie) : dépôt rituel ou banquet funéraire ?
L’analyse archéozoologique des restes fauniques de la Fosse médiévale de Tiya (Éthiopie) a révélé la présence exclusive de bovins. Au moins quatre individus adultes ont été retrouvés comprenant probablement des mâles, des femelles et des castrés. Les résultats de l’analyse attestent d’un abattage et d’une consommation des animaux sur place. L’association de ces résultats avec les données anthropologiques provenant de l’étude du cimetière à stèles contigu à la fosse, suggèrent un lien possible entre l’utilisation des bovins et les inhumations. -
Les cornes, la croix et les défenses
Cet article repose sur l’étude de trois masques collectés par la mission C. Lemaire dans la région du Lac Moero dans les années 1890. L’auteur de leur analyse tente ici de mieux comprendre l’origine et la fonction de ces objets qui relèvent d’une facette méconnue de l’art du masque au Katanga (République Démocratique du Congo). L’évaluation des hypothèses émises, qui s’appuient notamment sur l’analyse stylistique et iconographique, permet d’établir un rapprochement culturel entre ces masques et les confréries de chasse actives par le passé dans la région. Cette dernière interprétation souligne l’importance du rôle joué par les guildes de chasseurs durant la grande époque du commerce de l’ivoire sous le règne du souverain yeke M’siri. Suivant cette idée, des interrogations sont aussi formulées sur la disparition ou l’évolution de ces différents masques lorsque l’empire de M’siri se désagrégea après sa mort survenue en 1891. -
Les enjeux et les voies de la conservation et de la « patrimonialisation » des architectures anciennes du Mali et du Nigéria : Djenné, Kano, Sukur et Ushafa
Cette thèse étudie les architectures anciennes du point de vue de leur environnement sociopolitique. Elle présente les diverses facettes relatives à la conservation architecturale dans quatre agglomérations – Djenné, Kano, Sukur (fig. 1) et Ushafa – du Mali et du Nigéria. Un éventail de facteurs qui concourent à – ou au contraire bloquent – la sauvegarde du patrimoine architectural en Afrique de l’Ouest, ont ainsi été identifiés. Figure 1 – La résidence (ghai tlidi) du chef à Sukur © I. O... -
Les expressions sculpturales au Sud-Cameroun : le cas du pays beti
Lorsque l’on examine la connaissance que l’on a aujourd’hui de l’héritage artistique du Sud-Cameroun en général, il peut paraître étonnant qu’une thèse soit consacrée aux expressions sculpturales d’une région qui brille par sa faible représentation. La raison en serait la disparition de cette activité, de même que des objets, traces par excellence de sa pratique dans le passé. Dans ce contexte d’absence de sources, le pays beti est le plus silencieux. Certains chercheurs tels que William Fagg...