Offstage Laughter: Restoration Comedies and the Female Audience
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Title
Offstage Laughter: Restoration Comedies and the Female Audience
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The end of the 17th century in England is the age of the comedy of manners and its share of controversies with Jeremy Collier’s famous diatribe against what he considered as immoral debauchery. The Puritan critics deplored the roles assigned to women whose sacrosanct purity was debunked by Restoration playwrights. The critics’ indictment of dissolute female characters and the supposedly loose morals of the actresses playing these parts is well documented, but a third posture appears to have been overlooked – that of the female playgoer and her reaction to the plays’ humour. This paper focuses on female laughter, and more precisely on the male representation of it, as playwrights and critics were for the most part males who would portray the female audience as either humourless or wanton since, according to Jeremy Collier, only prostitutes could delight in such obscene comedies. However, Collier’s dichotomy between the loud prostitute and the pure, scandalized lady who cannot (or dare not?) laugh needs to be qualified.
en
L’Angleterre de la fin du xviie siècle est celle de la comédie de mœurs et de son lot de controverses, parmi lesquelles la diatribe de Jeremy Collier pour voyait dans la comédie une incitation à la débauche. Les critiques puritains déploraient les rôles assignés aux femmes dont la sacro-sainte pureté était discréditée par les dramaturges de la Restauration. Si la condamnation des personnages féminins dissolus et des actrices supposément perverses a fait l’objet de nombreux ouvrages et articles, il semblerait qu’une troisième posture ait été négligée : celle de la spectatrice devant l’humour grivois de ces comédies. Cet article propose de mettre en lumière le rire féminin de la Restauration, vu, plus précisément, à travers un prisme masculin. Les dramaturges et critiques de l’époque étaient en effet pour la plupart des hommes, selon qui le public féminin était soit dénué d’humour, soit libertin. Selon Jeremy Collier, seules les prostituées pouvaient se délecter de ces spectacles obscènes. La dichotomie catégorique entre la femme chaste et respectable qui ne peut pas (ou n’ose pas ?) rire et la prostituée qui rit à gorge déployée sera bien sûr nuancée.
Creator
Rousseau, Aloysia
Publisher
Société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles
XVII-XVIII
Date
2016-08-08
Type
info:eu-repo/semantics/article
article
Identifier
urn:doi:10.4000/1718.525
http://journals.openedition.org/1718/525
Language
en
Relation
info:eu-repo/semantics/reference/issn/0291-3798
info:eu-repo/semantics/reference/issn/2117-590X
Rights
info:eu-repo/semantics/openAccess
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